TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | Cimetière cratère d’or

Publié le :

28 décembre 2006

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Catégorie(s) :




Crescendo_des_mots_obtus_sertis_dailleur
Ph., G.AdC




CIMETIÈRE CRATÈRE D’OR

Sanglé en des pâmoisons pourpres
le souffle passe puis s’efface
et glisse à l’heure du châle bleu
où tout se coule dans le feu
suspendu aux cils des errances
le crépitement des flammèches
danse et fait bruire crescendo
des mots obtus
sertis d’ailleurs

D’indicibles silences roulent
entre ses doigts sans obligeance
et musardent sans allégeance le long
de vallons siliceux

Les alvéoles de ses yeux
confins de son exigence extrême
savourent les marais ombreux
de son insatiable paresse
et de sa chair de diablesse
surgissent des frontières sans nom
source effroi
de ses dérisions

avides de sels nouveaux
et de portulans inviolés
ses incertitudes délices
exaltent en azurs saturés
les collines incongrues
de terres vénérées
peau surannée
plaintive attente
les horizons insoupçonnés
nourrissent de leurs sucs secrets

de l’absolue intransigeante
le cimetière cratère d’or

Angèle Paoli
D.R. angèlepaoli



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2 réponses à “Angèle Paoli | Cimetière cratère d’or”

  1. sur la suie de la cheminée
    des étoiles de feux
    effacent l’ennui
    effacent les douleurs du passé
    sur la suie les flammes s’amusent
    et discutent entre elles
    des noëls, des jours de l’an
    les flammes discutent
    et effacent le temps passé
    le vent souffle dehors
    le ciel est gris et bas,
    restons près de la cheminée
    les flammes discuteront encore
    et sur la suie des étoiles brilleront
    restons près de la cheminée
    nos souvenirs s’éveilleront
    clem

  2. Un singe en hiver

    tendancieux le temps s’étire inlassable
    sur les sables de ses incertitudes murs à ciel ouverts dans le désert des palabres
    un par un ils virevoltent les songes radieux
    dans l’absence circonstanciée des émois pacotilles
    poussières de pas esquissés
    elle
         dessine
    des promesses d’avenir sur ses sentes à perte de vue
    les chemins méconnus ensorcellent les palans
    la neige à minuit s’ébahit de sarabandes outrées
    le ciel flamboyant de ses couleurs écalures
    déteint par-delà les paupières
    en prières abolies là ici partout je l’attends
    à des années-lumière
    de ma géographie
        j’irai où elle sera
    seul et en sa compagnie
    d’un sourire pétrifié
    incertain cobalt abasourdi
    Babylone scarifié étranger reconnu

    je suis j’en suis

    doute avéré sans raisons apparentes
    à contre-pente du haut des sentinelles
    cantilènes stroboscopiques

    irradié
    pour toujours maintenant le présent se conjugue

    en conjuration elliptique
    j’y suis

    Amicizia
    Guidu___

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