TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Mina Loy | L’amour est des corps

Publié le :

30 août 2006

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Catégorie(s) :

Anthologie poétique TdF – mois d’août 2006



Rose_mtisse
Ph. Carole Darricarrère







IL N’Y A PAS D’AMOUR SEUL



Il n’y a pas d’amour seul
l’amour est un alliage
l’amour n’est pas du corps
l’amour est des corps

L’amour est un chant
des corps qui reposent
dans le rythme musical
avec le duo cosmique

L’amour est du point du jour le diamant
non de pierre
mais de facettes brillantes
qui éveillent les extases




Mina Loy, La Rose métisse, L’Atelier des Brisants, 40000, Mont-de-Marsan, 2005, page 133. Traduit de l’anglais par Olivier Apert.






NOTICE BIOGRAPHIQUE


Mina Gertrude Lowy, dite Mina Loy, est née le 27 octobre 1882 à Londres, où elle passe ses premières années entrecoupées d’études artistiques à Munich. Elle vient à Paris en 1903, se marie (avec Stephen Haweis dont elle aura deux enfants : Joella, en 1907, Giles en 1908), peint, rencontre Apollinaire, Picasso, Gertrude Stein. De 1906 à 1916, elle vit et expose à Florence où elle fréquente les futuristes, puis se rend à Greenwich Village (New York) où elle fait notamment connaissance de Marcel Duchamp, Man Ray et Djuna Barnes, et se prend de passion pour le poète-boxeur proto-dadaïste Arthur Cravan qu’elle épouse au Mexique, et dont elle aura une fille, Fabienne Benedict Lloyd (Mina Loy prendra Arthur Cravan pour modèle de son roman, Insel ou portrait de l’artiste en tête de mort, publication posthume). Arthur Cravan ayant énigmatiquement disparu dans le Golfe du Mexique en 1918, elle part à sa recherche pendant cinq ans. En vain.
De 1923 à 1930, elle vit et écrit à Paris, grâce au soutien financier de Peggy Guggenheim. De 1931 à 1936, toujours à Paris, elle travaille pour son gendre Julien Levy (dont la galerie new-yorkaise avait été inaugurée en novembre 1931 au 602 Madison Avenue) et devient l’agent artistique de plusieurs artistes : Braque, Chirico, Ernst, Giacometti, entre autres. Ce sont ensuite, de 1936 à 1953, à New York, des années de silence, de marginalité et d’écriture. Elle finit par se retirer à Aspen dans le Colorado où elle meurt le 25 septembre 1966.





■ Mina Loy
sur Terres de femmes

Chants d’amour pour Joannes
Pétunia blanc
→ (dans la Galerie Visages de femmes)
le Portrait de Mina Loy





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2 réponses à “Mina Loy | L’amour est des corps”

  1. Flap … l’oiseau se pose et dépose …

    *

    A l’heure des constats
    Qu’il est dur de peser
    L’ensemble des ébats
    Exhalant le passé

    Et les choix qui nous mènent
    Laissent en traces baveuses
    Un peu comme une étrenne
    Une âme un peu rêveuse

    Ce coeur qui nous oppresse
    Fige l’air alentour
    De fatales caresses
    Et d’un manque d’amour

    L’utopie qui se lève
    D’un soleil bien blafard
    De la nuit qui s’achève
    Broie le noir du cafard

    Ne regardons derrière
    Nos pas désespérés
    L’horizon est de pierre
    Et la mer déchaînée

    Voilà ce qui motive
    Le guerrier mal aimé
    Que la douleur ravive
    Le laissant animé

    *

    busard

  2. Scopro adesso Mina Loy qui da te cara amica, e una rosa che vorrei rubare 🙂
    Come stai?
    Un bacio

    r.

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