Qui ne se souvient de la première rencontre d’Anouk Aimée et de Jean-Louis Trintignant devant le pensionnat de province où chacun d’eux vient chercher son enfant ? Qui n’a gardé en mémoire l’image de cette jeune femme au sourire tendre et triste, et de cet homme attentionné qui s’éprend de cette femme encore amoureuse de celui qu’elle vient de perdre ? Qui a oublié les longues promenades sur les plages de Deauville, les deux enfants courant devant (une fille, un garçon), promesse d’un amour possible entre elle et lui ? Qui n’a encore au bout des lèvres la petite rengaine du « chabadabada » qui rythme les retrouvailles de cet homme et de cette femme ? Qui se cherchent dans toute la pudeur de leurs sentiments.
C’est Un homme et une femme, tel que je l’ai encore en mémoire, en demi-teintes, l’idée du sourire d’Anouk Aimée, l’impair beige de Jean-Louis Trintignant et cette chanson qui s’insinue dans la trame d’une relation amoureuse tout en retenue. Un film très français. Qui fête ses quarante-six ans ce 20 mai 2012. C’était donc avant 68 !
Écrite par Pierre Barouh et Francis Lai et interprétée par Pierre Barouh et Nicole Croisille, la chanson « chabadabada » a fait le tour du monde. Et a été depuis reprise par nombre de chanteurs et chanteuses, dont Patricia Kaas.
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→ (sur YouTube) un clip-vidéo sur le film Un homme et une femme.
Ci-dessous :
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Anouk Aimée dans le rôle de Maddalena dans la Dolce Vita. Eh oui, c’est aussi un 20 mai (1960) que La Dolce Vita de Fellini obtenait la Palme d’or au festival de Cannes.
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