TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Gustave Roud | Air de la solitude

Publié le :

04 mai 2006

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Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



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Ph., G.AdC






AIR DE LA SOLITUDE


« Tout cela, j’aurais dû monter vers toi pour te le dire. Le chemin n’est pas si long qui nous sépare. […] Il faudrait être fort comme un arbre ; les yeux fermés sur sa force, les poings serrés, poser le pied sur ce rivage perfide, et franchir d’un bond, comme un sable mouvant, ce lieu où se mêlent l’être et le non-être. Oh ! peu de chose, il est vrai, suffirait à redonner courage : au bord de la route, la plante de pulmonaire rugueuse aux doigts comme de la milaine, une tache de froment victorieuse de la neige, ou même une seule gorgée de vent moins âpre… J’attends aussi ce sursaut intérieur qui vous soulève comme un vin, cette certitude d’un miraculeux Futur imprévisible… »


Gustave Roud, « Pigeons », in Air de la solitude [1945] in Gustave Roud par Philippe Jaccottet, Collection Poètes d’aujourd’hui, Seghers, 1968, rééd. 2002, p. 138.





■ Gustave Roud
sur Terres de femmes

Au-delà des fenêtres
La poésie seule



■ Voir aussi ▼

→ (sur le site de La Revue des ressources)
« Sur la poésie de Gustave Roud », par James Sacré (article paru dans Le Nouveau Recueil, n°68, septembre-novembre 2003)





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Une réponse à “Gustave Roud | Air de la solitude”

  1. Chan

    Oui Roud, de Suisse mais en français. Et comme souvent, une sorte de redécouverte – merci vraiment Seghers – après des années d’un certain oubli. Ses teintes de mélancolie, d’amours impossibles ou rêvées; son voisinage avec la nature, de si près, sa féminité. Belle anthologie chez Poésie Gallimard aussi. Merci Angèle.

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