TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Cécile Oumhani | Ne craignons pas la nuit

Publié le :

31 mars 2006

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Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



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Ph, G.AdC







NE CRAIGNONS PAS LA NUIT



Ne craignons pas la nuit
Quand elle se repaît de nos corps
Et cerne l’ovale des visages
Poussons notre barque vers l’abîme silencieux
Où le pré suspend son souffle
Sous la ramure des chênes
Défaisons nos amarres

Lisons aux contours de la pénombre
La vaste histoire dont nous ne connaissons
Que le discret ressac à notre berge

Resterons-nous aveugles en la demeure
Où cordes dociles nous vibrons
Des accents de l’énigme primordiale ?




Cécile Oumhani, Chant d’herbe vive, Voix d’encre, 2003. Dessins de Liliane-Ève Brendel.







NOTICE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE



Née le 12 décembre 1952 à Namur (Belgique), Cécile Oumhani est agrégée d’anglais et a consacré sa thèse de doctorat d’études britanniques à l’écrivain Lawrence Durrell. Elle est actuellement maître de conférences à l’Université de Paris-XII-Créteil. Ses recherches portent sur les littératures post-coloniales et les écritures de femmes. De 1995 à 2005, elle a été membre de l’équipe de Encres vagabondes.


Ci-après une bibliographie sélective :

À l’abside des hêtres (poèmes), Centre Froissart, 1995.
Fibules sur fond de pourpre (nouvelles), Le Bruit des Autres, 1995.
Loin de l’envol de la palombe (poèmes), La Bartavelle, 1996.
Vers Lisbonne, promenade déclive (poèmes), Encres Vives, 1997.
Des sentiers pour l’absence (poèmes), Le Bruit des Autres, 1998.
Une odeur de henné (roman), Paris-Méditerranée (Paris) et Alif (Tunis), 1999.
Les Racines du mandarinier, Paris-Méditerranée, 2001.
Un jardin à La Marsa (roman), Paris-Méditerranée, 2003.
Chant d’herbe vive (poèmes), Voix d’encre, 2003. Dessins de Liliane-Eve Brendel.
Un livre d’artiste (poèmes), Philonar. Dessins de Liliane-Eve Brendel.
À fleur de mots : la passion de l’écriture (essai), Chèvre-Feuille Étoilée, 2004.
Demeures de mots et de nuit (poèmes), Voix d’Encre, 2005. Peintures de Myoung-Nam Kim, artiste coréenne.
Plus loin que la nuit (roman), éditions de l’Aube, 2007.
La Transe et autres nouvelles, collection « Bleu Orient », Jean-Pierre Huguet éditeur, 2008.
Le Café d’Yllka (roman), collection « Éclats de vie », éditions Elyzad, avril 2008.
Au miroir de nos pas (poèmes), Encres vives, Collection Lieu, dirigée par Michel Cosem, 2008.
Temps solaire, III, Voix d’encre, octobre 2009. Gravures de Myoung-Nam Kim.
Cités d’oiseaux, Éditions de la Lune bleue, décembre 2011. Avec cinq monotypes de Luce Guilbaud.






CÉCILE OUMHANI


Cecile_oumhani



■ Cécile Oumhani
sur Terres de femmes

Interview de Cécile Oumhani par Rodica Draghincescu
(+ Bio-bibliographie)

Aux prémices du sable
[Dès l’aube ils s’interpellent]
Éclats de rêves
Le Café d’Yllka (note de lecture)
Rêves de draps (extrait de Mémoires inconnues)
[j’ai marché dans l’ignorance] (poème extrait de La Nudité des pierres)
La Nudité des pierres (lecture d’Isabelle Lévesque)
Temps solaire, III
Touching land (poème extrait de Passeurs de rives)
[S’abandonner au sommeil] (extrait de Tunisie, Carnets d’incertitude)
Avant-propos de Lalla ou le chant des sables d’Angèle Paoli
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes)
Manhattan redux
→ (dans la galerie Visages de femmes)
Cécile Oumhani, « Seuils possibles », Revue Confluences Méditerranée n° 22, été 1997



■ Voir aussi ▼

→ (sur le site Babelmed)
« Cécile Oumhani, à la croisée des mots et des imaginaires »
→ (sur le site Babelmed)
“Plus loin que la nuit”, entretien de Cécile Oumhani avec Nathalie Galesne (2 décembre 2007)
→ (sur le site Babelmed)
Méditerranée / Panorama de la littérature tunisienne de langue française, par Jalel El Gharbi
→ (sur Encres vagabondes)
un entretien de Cécile Oumhani avec Brigitte Aubonnet (novembre 2007)
→ (sur le site de Rafik Darragi)
Nocturnes (la nuit dans l’œuvre de Cécile Oumhani)
→ (dans la Poéthèque du Printemps des poètes) une
fiche bio-bibliographique sur Cécile Oumhani
→ (sur Levure Littéraire n° 7)
Sous le « bleuté des plis de la nappe », d’admirables ciselures (note de lecture d’AP sur L’Atelier des Strésor de Cécile Oumhani)





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3 réponses à “Cécile Oumhani | Ne craignons pas la nuit”

  1. J’ai reparcouru tout le mois de mars de Terres de femmes : c’est impressionnant ! Un travail de documentaliste, dans le meilleur sens du terme : repérer, qualifier, goûter, présenter et faire apprécier. Plus que de curiosités et de gourmandises de l’esprit, TDF est une revue en ligne d’exigences de l’esprit. En première approche, elle utilise le mythe des grands hommes (grandes femmes), des grandes oeuvres, du sublime… Mais ce n’est que pour renvoyer au contenu de la création, à son mouvement, et en définitive introduire, élément par élément, à une compréhension de l’époque sur le versant esthétique de ses aspirations – et de ses limites.
    En un sens, je me permettrai de dire que c’est furieusement féminin, c’est-à-dire que les grandes aspirations féministes sont présentes – mais en actes, non en slogans. Et la hantise de savoir ce que les femmes sont – ce qu’elles sont parmi nous -, n’excluant pas le coût de s’enquérir aussi de ce que les hommes sont, vise tout autant à cette compréhension d’un monde qui, de toutes façons, nous comprend (dont nous sommes une partie).
    Pour tout cela, merci.
    Jean-Marie

  2. pascale

    Merci à vous pour ces commentaires sensibles. Merci aussi, bien sûr, à Angèle et à son équipe pour tout leur travail minutieux et si bien informé.

  3. Cécile Oumhani

    J’ai été très impressionnée par votre site qui est magnifique. Il est un vrai bonheur tant pour les lectures qu’on peut y faire que pour les photos que vous y présentez. J’ai été bouleversée de pouvoir entendre grâce à vous un poème lu par Paul Celan lui-même. Je vous félicite pour tout ce que vous offrez ainsi aux visiteurs de Terres de femmes.
    J’ai été tellement émue de découvrir que vous y aviez même fait place à mes poèmes. De tels moments sont des cadeaux sur ces chemins d’écriture à la fois solitaires et minés par le doute.
    Merci pour tout ce que vous faites avec tant de générosité.
    Chaleureusement,
    Cécile Oumhani

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