TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | Peut-être | Po Dassi

Publié le :

29 mars 2006

/

Catégorie(s) :





Ph., G.AdC






PEUT-ÊTRE



Tout à l’heure
dans une demi-attente
ou peut-être
dans un semi-sommeil
bercée dans l’entre-deux des jours
dans un halo en demi-teinte
ou peut-être en demi-soupir
à mi-voix entrebue
entre veille et trêve
à mi-contrée
de la terre et de l’eau
dans l’entre-deux du ciel
à demi-mots
à demi-nue

peut-être



Angèle Paoli, Noir écrin, poésie cap-corsaire, éditions A Fior di Carta, 20228 Barrettali (Haute-Corse), 2008, page 17.






PO DASSI



Dopu
in un’attesa à mità
o soca
in un mezu sonnu
azzicata in u tramizanu ‘lli ghjorna
in un chjarori in mità tinta
o soca à mità suspìriu
suttivoci meza imbuccata
tra svighja è treva
à mità locu
di a tarra è di l’acqua
in u tramizanu ‘llu celi
meza parola
meza nuda

po dassi



Traduction en corse de Stefanu Cesari
D.R. Stefanu Cesari pour la traduction



Retour au répertoire du numéro de mars 2006
Retour à l’index de la catégorie Zibal-donna

» Retour Incipit de Terres de femmes

6 réponses à “Angèle Paoli | Peut-être | Po Dassi”

  1. Yves

    Un paysage choisi sur les bords de Seine, juste en face de l’île Saint-Louis. Un « je-ne-sais-quoi et presque-rien » très debussyste. Entre Jankelevitch et Verlaine, insaisissable et volatile Angèle. Dans l’estompe et la mélancolie. Hulotte ? Geai bleu ? Echappant en tout cas à toute prise ou emprise. Quel est ton mystère ? Qui s’avise de t’aimer ne peut que souffrir.

  2. double je

    Ce « peut-être » contient tous les possibles, imaginaires ou réels, souvenirs. Passé, présent ou futur, ce « peut-être » peut se conjuguer à tous les temps.
    Tendresses et doux bisous
    Bises Yves

    Elisanne

  3. Ma chère Angèle,
    Je t’ai déjà dit – peut-être! – que lorsque je reviens « chez toi », c’est toujours avec le regret d’avoir manqué de bien de temps…
    aujourd’hui, en entrant, je lis cette « traduction » de sensations, presque universelles, que moi aussi j’ éprouve… quand un état physique sans contours s’entrelace à des pensées sans bornes. Je suis poussée à trouver une image picturale pour l’associer aux sentiments que tes vers m’ont inspirés ! Je m’y essaierai quand même !
    amicalement
    Franca

  4. nobody

    « Echappant en tout cas à toute prise ou emprise. Quel est ton mystère ? Qui s’avise de t’aimer ne peut que souffrir. »

    Oh oh ! ;-)))))

    Beau poème, Angèle ! Tout dans la nuance, dans l’entre-deux, dans la délicatesse, dans l’à peine dit…

  5. Se peut-il que nous ne vivions, que nous n’aimions qu’à demi ?

    Peut-être

  6. Une version/traduction en langue corse du poème Peut-être (Po Dassi) vient d’être mise en ligne ci-dessus. Un merci très chaleureux à Stefanu Cesari, auteur du recueil Mimoria di a Notti, paru chez Albiana en 2003. Un brillant jeune auteur corse, dont un nouveau recueil sera publié au printemps prochain chez l’éditeur corse A Fior di Carta (l’éditeur d’Angèle). Angèle m’a d’ailleurs informé qu’elle mettrait en ligne un des poèmes de Stefanu Cesari dans les tout prochains jours.

Laisser un commentaire

Articles reliés