TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | Sur les ailes de l’île

Publié le :

28 février 2006

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Catégorie(s) :

Topique : Insularité




Des_songes_du_pass1_des_clats_de_promess
Ph, G.AdC



Sur les ailes de l’île

Sur les ailes de l’île
ta présence discrète

Au sortir de l’hiver
les rivages de l’île
dérivent dans tes rêves

tu lis et tu délies
les brumes à mi-voix
tu dessines et l’écume
et les monts enneigés
tu délivres les airs
des songes du passé
et t’enivres aux précieux
et délicieux délires

des éclats de promesses
de lumière et de rire.

Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli



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3 réponses à “Angèle Paoli | Sur les ailes de l’île”

  1. Guidu

    ISOLANO

    Quand le fer se perd
    Dans l’inconscience de la mer
    Il éprouve l’inutilité de sa patience

    Alors la déchirure se referme
    Dans un infime petit coin du monde
    Et il le repeint de ses rêves

    Puis pour franchir les rivières d’incompréhension
    Il édifie des ponts
    Et tisse un chapelet de mots

    En dévidant ainsi un harnais singulier
    Il retient sa chute vers l’oubli

    Amicizia
    Guidu _________

  2. Dans l’effilochage incessant de l’écume de mer, elle tisse et détisse les fils de sa déchirure. Elle sombre parfois dans le lourd sommeil de l’oubli, anxieuse de n’en point ressurgir, et soulagée un moment d’étancher sa souffrance. À ce petit jeu quotidien de dévidage et d’enroulement, elle se sait plutôt habile. Parfois, au détour d’un revers de trame, elle met bon ordre. Puis la petite douleur malicieuse renaît et se heurte à un nœud inédit de la chaîne. Elle chasse-croise alors le dessin de ses rêves, la dame de haute–lisse. Elle se tient en équilibre sur un fil, attentive aux mots qui la bercent ou la roulent-boulent au rebours du savant métier des émotions. Elle a beau se savoir bonne tisseuse, des jours et des rêves, il lui faut rester en émoi. Veiller aux écueils qui les guettent. Caboter au large des « rivières d’incompréhension » et de la « chute » irréversible « vers l’oubli ». Et, comme Ulysse, son ancêtre et son dieu, contourner Charybde et éviter Scylla.

  3. En réponse, la photo que vient de me faire parvenir à l’instant Guidu : Le sourire déchirant d’Angèle (Intitulé de Guidu).

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