TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | Chemin d’écharpe noire

Publié le :

10 septembre 2005

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Catégorie(s) :

,


Instables a cappella
(avant-propos)


Chjama è rispondi

Instable_5_dernire_mouture

Instable 5.
Chemin d’écharpe noire

Do ré mi fa sol la si do
Saltimbanque des nuages
tu passes au-dessus des eaux
tu files dans les airs nouveaux
ton chemin d’écharpe noire
te conduit dans le ciel lacté
fluide pinceau d’azur mage
saltimbanque des nuages
tu cours sur des touches d’eau
ré mi fa sol la si do


D.R. Image et texte : G.AdC/angèlepaoli


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3 réponses à “Angèle Paoli | Chemin d’écharpe noire”

  1. Nadine

    Le clavier imagicien de Guidu où viennent résonner les textures musiciennes d’Angèle est un enchantement.

  2. Merci Nadine de votre regard insulaire !
    Il m’a donné envie de vous offrir cette

    ILE ENSOLEILLEE SANS SOMMEIL _______

    La curiosité est comme le péché de l’attente, comme une réponse à des signes. Malgré le temps et la distance qui les séparent, elle rattache à l’existence, à ses emportements. La rencontre pourtant dans la pénombre des souvenirs, des souvenirs d’enfance, n’est que mots tendrement partagés. Et c’est vers d’autres mots toujours qu’ils convolent.

    Sur les notes de leurs lettres cybernétiques, ils se souviennent du silence des mots réels. Ils se souviennent de ses cris silencieux inscrits en vrais sur les seuls papiers de leurs mémoires. Sur les cordes de leurs âmes, l’archet de leur rencontre fait battre un rappel toujours renouvelé. S’usant ainsi contre ses parois abruptes, collé à sa respiration, mêlé à son souffle vital, ce flot ignore l’indifférence et le transporte vers elle.

    Semences de vie jetées sur la marelle du temps entre un ciel d’Italie et une terre plus lointaine. Une île, leur île, son île…

    Dans le dédale des saisons, elle s’égare indécise, accrochée au balancier des secondes, à la clé de l’instant…

    Essayant vainement de réfréner le rythme de ses notes, mutation éternelle d’un éphémère grain de sable, fragile destinée de l’île ensoleillée sans sommeil, dangereuse existence des sables mouvants, émouvante copulation nées de l’effritement de deux êtres, leurs vies roulent vers un absolu d’éternité.

    Amicizia isolana
    Guidu

  3. Nadine Manzagol

    Qu’elle sonne juste, Guidu, cette Clef de Sol (clef de l’instant) au diapason des fugues et des retours, altérés d’inconnu, d’absolu et de silences partagés.

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