Il y a quatre-vingt-treize ans, le
17 mai 1927 avait lieu à l’Orangerie des Tuileries l’inauguration des grandes décorations murales, sur le thème des
Nymphéas, de
Claude Monet (14 novembre 1840, Paris – 5 décembre 1926, Giverny). La « Sixtine de l’impressionnisme », selon l’expression du peintre André Masson.

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D.R. Ph. Jean-Christophe Ballot
Commandés en 1916 par Georges Clemenceau, les huit immenses panneaux muraux des Nymphéas, destinés à l’Orangerie des Tuileries (une ancienne orangerie du Second Empire, conçue par les architectes Firmin Bourgeois et Ludovico Visconti), sont installés par l’architecte Camille Lefèvre dans deux salles ovales du rez-de-chaussée du musée. Selon les directives données par le peintre avant sa mort (6 décembre 1926). Mais le travail de Claude Monet sur le thème des nymphéas remonte à plus de vingt ans déjà lorsque son ami Clemenceau lui fait une commande officielle.
Inspiré par l’étang de sa maison de Giverny, Monet est fasciné par les jeux de miroitements de l’eau et de la lumière, les vibrations de leurs subtils entrelacs. Inlassablement, le peintre explore toutes les nuances de ce chatoiement aquatique. Riche d’impressions fugitives. Sous les touches de son pinceau, dans un savant abolissement des frontières espace-lumière-eau, surgit toute une symphonie de taches colorées qui mêlent avec bonheur et poésie, impression et abstraction. Expression extrême de l’impressionnisme.
À la suite des travaux de rénovation effectués entre 2000 et 2006 à l’Orangerie, les panneaux de Claude Monet ont retrouvé l’aspect originel qu’ils avaient en 1927. Une partie des Nymphéas (huiles sur toile) de Monet est aussi visible au Musée Marmottan-Monet à Paris.
Claude Monet, Nymphéas, reflets de saule, 1916-1919,
Musée Marmottan, Paris.
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