TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

17 avril 1696 | Mort de la marquise de Sévigné

Publié le :

17 avril 2005

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Catégorie(s) :

Éphéméride culturelle à rebours



Le 17 avril 1696 meurt à Grignan (Drôme), à l’âge de 70 ans, Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (née à Paris le 5 février 1626).






Marquise_de_svign
Portrait de la marquise de Sévigné
Image, G.AdC






JE SUIS EMBARQUÉE DANS LA VIE SANS MON CONSENTEMENT


« Je me trouve dans un engagement qui m’embarrasse : je suis embarquée dans la vie sans mon consentement ; il faut que j’en sorte, cela m’assomme ; et comment en sortirai-je ? Par où ? […] Quelle alternative ! Quel embarras ! Rien n’est si fou que de mettre son salut dans l’incertitude ; mais rien n’est si naturel, et la sotte vie que je mène est la chose du monde la plus aisée à comprendre. Je m’abîme dans ces pensées, et je trouve la mort si terrible que je hais plus la vie parce qu’elle m’y mène que par les épines qui s’y rencontrent. Vous me direz que je veux vivre éternellement. Point du tout ; mais si on m’avait demandé mon avis, j’aurais bien aimé à mourir entre les bras de ma nourrice : cela m’aurait ôté bien des ennuis et m’aurait donné le ciel bien sûrement et bien aisément […]. »


Madame de Sévigné, Lettres, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, I, édition de Gérard Gailly, page 497.





■ Madame de Sévigné
sur Terres de femmes

5 février 1626 | Naissance de Madame de Sévigné
6 février 1671 | Lettre de Madame de Sévigné à Françoise de Grignan
7 août 1675 | Lettre de Madame de Sévigné à Françoise de Grignan
20 juillet 1694 | Lettre de Madame de Sévigné à la comtesse de Guitaut



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Une réponse à “17 avril 1696 | Mort de la marquise de Sévigné”

  1. Marielle

    A l’occasion de travaux de restauration de la collégiale de Grignan, un crâne a été découvert et identifié comme étant celui de la marquise de Sévigné. Ce crâne a été scié, ce qui conforte la thèse selon laquelle des révolutionnaires ouvraient les cercueils des riches familles afin d’y dénicher du plomb destiné à l’armée et seraient tombés sur celui de Madame de Sévigné. Ils en auraient extrait le crâne et l’auraient fait expertiser, ce qui explique le fait qu’il ait été scié. Des analyses sont en cours.

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