TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Vénus Khoury-Ghata | Ils sont deux figuiers

Publié le :

03 mars 2005

/

Catégorie(s) :

Topique : Le figuier
« Poésie d’un jour »


Venus Khoury-Ghata
Image, G.AdC





ILS SONT DEUX FIGUIERS



Ils sont deux figuiers à manger leurs fruits dans l’obscurité
à lancer les épluchures sur les vitres
celui qui a vue sur l’âtre raconte les colères des flammes
l’aveuglement de la suie
l’obstination de la marmite et de la femme à se vêtir de deuil
Ils la croient partie avec le chemin quand sa robe n’héberge que le vent
sa nudité taillée dans une lumière pauvre les rassure
le duvet dans ses creux les déconcerte
il provient du ventre de gallinacé tournant dans sa mort



Vénus Khoury-Ghata, Quelle est la nuit parmi les nuits, Mercure de France, 2004, page 86.



VÉNUS KHOURY-GHATA





■ Vénus Khoury-Ghata
sur Terres de femmes


[Bras tendus vers le haut] (poème extrait d’Où vont les arbres ?)
C’était novembre (poème extrait d’Où vont les arbres ?)
Compter les poteaux (poème extrait des Obscurcis)
Le caillou dans la main (poème extrait de Quelle est la nuit parmi les nuits)
[Pénurie de vie] (poème extrait de Demande à l’obscurité)
[Les pluies ont dilué le pays] (poème extrait du Livre des suppliques)
31 août 1941 | Vénus Khoury-Ghata, Marina Tsvétaïeva, mourir à Elabouga
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes)
Les cheveux rouges de la mère
→ (dans la galerie Visages de femmes) le Portrait de
Vénus Khoury-Ghata (+ un poème extrait de Quelle est la nuit parmi les nuits)





Retour au répertoire du numéro de mars 2005
Retour à l’ index thématique
Retour à l’ index des auteurs

» Retour Incipit de Terres de femmes

Une réponse à “Vénus Khoury-Ghata | Ils sont deux figuiers”

  1. Marielle

    Qui a dit qu’il était mort?
    On a simplement clos les volets de ses paupières
    et allumé un cierge pour rassurer son ombre
    Son nom gravé dans la pierre ?
    c’est pour apprendre aux oiseaux la dictée
    et ce trou de cimetière ?
    c’est pour compter les orteils du cyprès
    pour l’abriter puisqu’il pleut dans sa maison
    Qui parle d’enterrement ?
    Il a déménagé dans la terre
    pour percer avec un chardon

    Venus Khoury-Ghata, La Voix des arbres, Editions Le Cherche-Midi, 2002.

Laisser un commentaire

Articles reliés