TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

3 février 1923 | Colette | « La Vagabonde »

Publié le :

03 février 2005

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Catégorie(s) :

Éphéméride culturelle à rebours



Colette_4
Colette par Guidu Antonietti di Cinarca, octobre 2008
Musée Colette, Saint-Sauveur-en Puisaye
Ph., G.AdC







3 février 1923 : création au théâtre de la Renaissance (à Paris), de La Vagabonde de Colette. Dans une adaptation théâtrale de Colette elle-même et de Léopold Marchand. La mise en scène de cette comédie en quatre actes est de Jacques Baumer. Parmi la distribution : Harry Baur, Jacques Baumer et Madeleine Guitry. L’adaptation paraîtra au mois d’août 1923 dans La Petite Illustration, puis chez Flammarion en 1924. C’est aussi en 1923 (juillet) que sort en librairie Le Blé en herbe.




MON VÉRITABLE ESPOIR : L’ÉVASION


« Peur de vieillir, d’être trahie, de souffrir… Un choix subtil a guidé ma sincérité partielle, pendant que j’écrivais cela à Max. Cette peur-là, c’est cilice qui colle à la peau de l’Amour naissant et se resserre sur lui, à mesure qu’il grandit… Je l’ai porté, ce cilice, on n’en meurt pas. Je le porterais à nouveau, si… si je ne pouvais pas faire autrement…
« Si je ne pouvais faire autrement… » Cette fois la formule est nette ! Je l’ai lue écrite dans ma pensée, je l’y vois encore imprimée comme une sentence en petites capitales grasses… Ah ! je viens de jauger mon piètre amour et de libérer mon véritable espoir : l’évasion. »


Colette, La Vagabonde, Robert Laffont, Collection Bouquins, I, 1989, page 930.





■ Colette
sur Terres de femmes

28 janvier 1873 | Naissance de Colette
27 avril 1907 | Colette publie sa première nouvelle
10 décembre 1908 | Lettre de Colette à Missy
21 septembre 1910 | Lettre de Colette à Missy
29 juillet 1922 | Début de la parution du Blé en herbe de Colette dans Le Matin
21 janvier 1934 | Colette, La Jumelle noire
Colette au Crotoy
Femme j’étais et femelle je me retrouve
→ (dans la galerie Visages de femmes de Terres de femmes)
Portrait de Colette



■ Voir aussi ▼

→ le
Site de La Société des amis de Colette





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Une réponse à “3 février 1923 | Colette | « La Vagabonde »”

  1. Marielle

    Dans Lettres à sa fille, 1916-1953 (une correspondance publiée chez Gallimard en 2003), Colette se livre beaucoup quant à son mal-être et sa peur de vieillir, de ne plus être rien, de ne plus intéresser personne. J’ai été impressionnée par le besoin viscéral qu’avait Colette de retrouver sa jeunesse à travers sa fille et tant pis pour les souffrances inhérentes à une telle situation!
    Colette la fille, lasse des absences de Colette la mère, a appris à vivre sans elle et s’est peu à peu éloignée. Lorsque la vieillesse pointera le bout de son nez, l’écrivain appellera sa fille au secours, lui réclamera amour et attention. Si, au début de cette correspondance qui nous est donnée à lire, c’est la petite qui supplie sa mère de lui écrire, vers la fin, c’est une Colette vieillie et malade qui réclame du courrier à sa fille. Pathétique par moments mais toujours profondément humain.

    « J’ai tant d’ambition pour toi, Chérie ! Non pas une ambition de situation mais une ambition de caractère. Tu me comprends ? Je ne peux plus fleurir que par toi. »

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