TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Alain Duault | Le dos

Publié le :

26 décembre 2004

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



LE DOS




Tout s’y lit l’or bleu du désir l’eau qui dort sous
Le sable des caresses attendues le frisson du réveil
Comme une vague ramène le matin sur la peau
On voudrait s’y étendre y mourir à son tour
Et la fine rainure qu’on suit avec le pouce
De la nuque aux reins comme un poème vertébré
Partage l’est du sommeil et l’ouest des plaisirs
Quand il est l’heure de lire le menu de la nuit avec
Les doigts



Alain Duault, Nudités, poèmes, Gallimard, Collection blanche, 2004, page 35.







Duault 2
Tant qu’il existera des fragments de beauté,
on pourra encore comprendre quelque chose
au monde.

Guido Ceronetti
(in Alain Duault, Nudités, Gallimard).





ALAIN DUAULT


Alain Duault
Source




■ Alain Duault
sur Terres de femmes


[Il n’est peut-être pas trop tard] (poème extrait de La Cérémonie des inquiétudes)
[Tempêtes tempêtes] (poème extrait de L’Effarant Intérieur des ombres)
Comprendre la poésie (poème extrait de La Poésie, le ciel, Petite méditation lyrique)




■ Voir aussi ▼


l’humeur d’Alain Duault (le blog d’Alain Duault)





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2 réponses à “Alain Duault | Le dos”

  1. Joyeux Noel Angèle …
    je fonce en Corsica per il capu d’annu …
    Amicizia isulana !
    ____________________________

    LE QUADRILLE DE L’ENCRE
    L’encre coule derrière les persiennes
    Comme la lueur au premier étage
    D’une petite maison presque délabrée.
    Cet atelier personne ne l’a jamais dessiné
    Sur les pages d’un cahier à feuilles quadrillées.
    L’encre quadrille de sa lueur
    La petite maison de personne,
    Elle dessine une page
    En parlant d’un premier étage.
    L’encre au premier étage
    Dessine un cahier
    Sur les doutes présents,
    Derrière les persiennes
    D’une maison jamais quadrillée de lueur.
    L’encre coule du premier étage
    Et dessine sur des escaliers
    Des persiennes quadrillées
    En forme de cahier sans lueur.

  2. M.P.

    L’encre engrangée

    « D’une petite maison presque délabrée… »
    où les pierres affleurent
    inégales et friables
    comme de faux soucis
    d’effondrement virtuel

    Il n’y a pas de persiennes ici
    juste de gros volets de bois
    endurants
    délavés par la brume forestière
    ou par toute l’eau qui
    trombe
    sous les fractures des
    gouttières

    Le doute vient toujours
    de là
    par ce manque d’étanchéité
    du Rêve

    Bonne Année d’Ecriture à vous.
    Marie.Pool 29 XII 04

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