Ph. Angèle Paoli
Un papillon tout l’été m’a suivie,
devant mes yeux tout l’été à l’improviste,
un papillon, une « âme » disaient les Grecs
-la tienne-, aux grandes ailes sombres et ardentes
de plus en plus claires, blanches enfin,
tout l’été dans ce vol
qui effleurait le monde de sa grâce,
dans cette présence qui instillait
sa joie à l’instant, j’ai reconnu, moi
qu’un manque de liberté put rendre injuste,
l’invitation à goûter celle qui s’offrait
sans ressentiment ni réserve.
Béatrice Marchal, III. « Le possible et l’inconnu » in Le possible et l’inconnu, Dessins de Michèle Iznardo, L’herbe qui tremble, 2026, p. 62.

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