J’inscris un temps bref
(les corps sont comptés)
Et, à mon rêve, je dis :
relève l’ombre
des arbres.
J’y puiserai
le soleil liquide
des oiseaux.
28
Une volée d’ombres,
une sorte de petit jour à brûler
avec les branches.
J’enfume les vents forts.
Ils me remplissent d’oiseaux.
En ronds de cendres,
J’ajuste mes cibles.
33
Il ne s’agit pas de la nuit,
mais lorsque j’ai un visage,
je crois que tout est là,
que tout est prêt
Et je dis à mon rêve :
suis-moi,
ne me sauve pas.
Martine Audet, À toute heure, Éditions du Noroît 2025, pp.28, 33, 34.

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