Par ces temps
De vent noir
Le souffle rétrécit
La terre
Gonfle de sang
Sous les étoiles
Défigurées
Les soleils perdus
Sont aux abris
Quand le ciel
Crache du feu
Les paroles sont gelées
Les larmes amères
Ont perdu le sel
Et nous joues sont des rivières
Transformées en puits
De rage et de tristesse
Les ornières sont les
Nouveaux pavés
De routes sans issues
Et nos pieds prisonniers
Cherchent
La terre ferme
Quand les rêves
Demeurent
La seule charnière
De notre humanité.
Martine Konorski, « Vers les sept routes » in Les Carnets d’Eucharis 2025, Vol. IV, p. 45

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