la noche prolifera
mira lo que me hace este silencio
el ispíritu griego dal viaje
: un cantar dice o hacer un fuego
el poema me escribe una carta negra
que la noche enumera
lo esencial es dar este paso adelante de uno mismo
el ángulo el corazón se abren
la pérdida es nuestros común
la caída echa a volar nuestros sueňos
pero es el instante lúdico
lo fino tan lleno en el ductus dal instinto
la noche es primera
beso la palbra mundo
abrazo mi viaje
una calidez se materializa en tinta
todo es vivo y suave como la piel
:caras islas colores
y reencontrar la inmensidad
fuera dentro en el abandono
el cuerpo está hecho de tinta y de descanso
Ph. Angèle Paoli la nuit est première
j’embrasse le mot monde
La nuit prolifère
regarde ce que me fait ce silence
l’esprit grec du voyage
: chanter dit-il ou faire un feu
le poème m’écrit une lettre noire
que la nuit énumère
l’essentiel est un pas en avant de soi
l’angle le cœur s’ouvrent
la perte est notre bien commun
la chute envole nos rêves
mais c’est l’instant joueur
le délié si plein dans le ductus de l’instinct
la nuit est première
j’embrasse le mot monde
je serre mon voyage
une chaleur s’incarne en encre
tout est vif et doux comme la peau
: visages îles couleurs
et retrouver l’étendue
dehors dedans tout se rassemble
d’un geste d’un abandon
le corps est fait d’encre et de repos.
Jean-Marc Barrier, le cycle de l’encre – el ciclo de la tinta, suivi de « le jardin dérobé », traduction en espagnol Alex Desloir et Coralie Poch, Az’art atelier éditions, collection esparto, pp.56,57.

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