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[C’ÉTAIT ÇA, SIMPLEMENT ÇA]
c’était ça simplement ça je m’étais endormie je n’avais devant moi que quelques mots de peine (c’était pour rien écrire toi qui n’avais nulle joie pour moi c’était pour rien) la balançoire (vide) les chaises du jardin les bancs feuilles du vent (bouleversées) entends le téléphone que plus rien plus personne (dans la maison personne) chaque jour toi qui réapparaissais je n’ai fait que t’attendre (t’attendre) et tu n’es pas venue si peu de mots à nous dire et cette façon que tu avais de me dire (j’ai oublié maintenant) ce n’est pas seulement rester seule c’est aussi non je ne sais pas Éric Sautou, Beaupré, éditions Flammarion, Collection Poésie/Flammarion dirigée par Yves di Manno, 2021, pp. 93-95. [en librairie le 10 février 2021] ![]() |
ÉRIC SAUTOU ![]() Ph. Sébastien Solidon Source ■ Éric Sautou sur Terres de femmes ▼ → Beaupré (lecture d’AP) → À son défunt (lecture d’AP) → [Lire les poèmes] (extrait des Jours viendront) → La vie éternelle, I (extrait d’Une infinie précaution) → [comme le héron je descends de ma fenêtre] (extrait des Vacances) → La Véranda (lecture d’AP) → [assise et seule assise] (extrait de La Véranda) ■ Voir aussi ▼ → (sur le site du Printemps des poètes) une fiche bio-bibliographique sur Éric Sautou → (sur Terre à ciel) une page sur Éric Sautou → (sur le site des éditions Flammarion) la fiche de l’éditeur sur Beaupré |
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