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[IL Y A UN POÈME QUI MEURT À SCOUDOUC]
Il y a un poème qui meurt à Scoudouc Au fond de ma valise une carte postale ancienne de la ville de Moncton une odeur de passé un parfum de soupente le papier a jauni le timbre s’est décollé l’encre bleue est devenue violette et l’on devine à peine les quelques mots écrits Un siècle, dix ans et dix-sept jours après me voici sur Main Street pardon pour le retard Et cette phrase redondante qui tourne dans ma tête Tu m’aimes-tu ? Samantha Barendson, Tu m’aimes-tu ?, éditions Le chat polaire, 2019, pp. 88-90.
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SAMANTHA BARENDSON
■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Le chat polaire) la fiche de l’éditeur sur Tu m’aimes-tu ? de Samantha Barendson → le site de Samantha Barendson → (sur Recours au poème) une page sur Samantha Barendson → (dans la Poéthèque du site du Printemps des poètes) une fiche bio-bibliographique sur Samantha Barendson |
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