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VENEZIA — SAN GIORGIO-ANGELO
Si dice che siano « custodi » che ascoltino i nostri pianti Innàlzati pure Vola via da me Tuo il cielo Le sue grandi nubi Mia la terra il suo nero fango che fuggi che prosciughi Ora che sento l’odore del prato dopo la pioggia E sono in piedi nella mia vita Esisto e resisto VENISE — SAN GIORGIO-ANGE On les dit « gardiens » à l’écoute de nos pleurs Alors lève-toi Envole-toi loin de moi À toi le ciel Ses grands nuages À moi la terre sa boue noire que tu fuis que tu assèches Maintenant je sens le parfum du pré après la pluie Et je suis debout dans ma vie J’existe et résiste Fabio Scotto, La Peau de l’eau, poèmes français (1989-2019), éditions La Passe du vent, 2020, pp. 128-129. Poème traduit de l’italien par l’auteur en collaboration avec Sylvie Fabre G. ![]() |
FABIO SCOTTO
→ A riva | Sur cette rive (lecture d’AP) → Regard sombre (extrait de A riva | Sur cette rive) → Le Corps du sable (lecture d’AP) → Je t’embrasse les yeux fermés (poème issu du recueil Le Corps du sable) → Ces paroles échangées (poème issu du recueil L’intoccabile) → China sull’acqua… (traductions croisées) → Tra le vene del mondo (extrait de La Grecia è morta e altre poesie) → “Musée Thyssen Bornemisza Madrid”, Jacob Isaacksz Van Ruisdael → Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid (onze « poèmes peints » traduits par AP) ■ Voir | écouter aussi ▼ → (sur le site des éditions La passe du vent) la fiche de l’éditeur sur La Peau de l’eau → (sur Lyrikline) Fabio Scotto disant dix de ses poèmes |
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