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L’EAU SEULE EST NUE
L’eau seule est nue dans la chaleur, dormeuse, et le désir descend des yeux, et le désir est une hache, arbre très calme, est une hache le long de toi. Et les joncs peuvent croître la source dort, le bel érable de ton corps, où la sève siffle en silence une musique à délivrer, la blanche soie de ta clarté endort les branches de ton sang dont chaque feuille reste à lire. Alain Borne, Terre de l’été, Robert Laffont, 1945 ; réédition Editinter, 2001. In Alain Borne par Paul Vincensini, éditions Seghers, collection Poètes d’aujourd’hui n° 224, 1974, page 107.
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ALAIN BORNE ![]() Source ■ Alain Borne sur Terres de femmes ▼ → Regardez mes mains vides (poème extrait de Seuils) ■ Voir aussi ▼ → le site Alain Borne → (sur le site de la revue Les Hommes sans Épaules) une notice sur Alain Borne, par Christophe Dauphin |
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