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[L’HIVER N’AURA PAS MA PEAU]
L’hiver n’aura pas ma peau En rentrant de l’office je vois la flamme gelée d’un écureuil je le ramasse raide et glacé le porte sur le parvis de la chapelle Je sors en tempête sous la nuit Je crie dans la rue d’avant La ville est dans mon sang avec ses éboulis ses canaux qui débordent J’ai dû laisser l’enfant dormir quelque part l’éloigner du soleil le poser sur un limon très doux qu’il tête en paix mon absence Dans les douves dorment les renards tendres Au dortoir, une femme crie qu’elle veut les voir Chaque jour elle caresse le vieux balai des pissotières elle rêve moi pas Les renards sont doux loin du bruit des hommes Paola Pigani, La Renouée aux oiseaux, éditions La Boucherie littéraire, Collection La feuille et le fusil dirigée par Antoine Gallardo, 84160 Cadenet, 2019, s.f.
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PAOLA PIGANI![]() Ph. Gilles Vugliano Source ■ Paola Pigani sur Terres de femmes ▼ → La Renouée aux oiseaux (lecture d’AP) → Le Cœur des mortels (lecture de Michel Ménaché) → La voix des migrants (poème extrait d’Indovina) ■ Voir aussi ▼ → La renouée aux oiseaux (blog de Paola Pigani) → (sur Lecthot) un entretien avec Paola Pigani → (sur Terre à ciel) une lecture de La Renouée aux oiseaux par Valérie Canat de Chizy |
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