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MEDITATIO ITALICA (extrait) [4] Peut-être est-ce la mer sous nos yeux, là — comme hier pour un égal probable dans un espace équivalent — qui à ce point donne sentiment de vie égale et de proximité — participer d’une rumeur commune tourner les yeux vers des points proches — dans le dos de la montagne — ici les mêmes o rangers — devant les mêmes eaux — me souvenant de l’impression de gaieté non personnelle qui me vint à marcher dans la Vieille Ville croisant des visages contemporains de tous les Orients comme de tous les âges avec ce seul sentiment d’une existence en cela seulement réelle que de la pluie ruisselait sur ce même front réellement [5] Devant moi quelques bris de poterie pi eusement recueillis à Paestum — dans ma poche encore je trouvai l’un de ces fragments tout-à-l’heure cherchant de quoi payer le café au bar — admirant des lézards éternels — d’un vert inconnu, pour moi grecs— tandis qu’entre les temples d’Héra un homme affairé ramasse des dents de lion sans le moindre trouble historique et
mes sandales — sans plus couleur ni forme usées aux pavements des chaussées antiques — ironiques présences, pour cela chères — dans l’élégie Jean-Paul Michel, Meditatio italica [4], [5] [Retour de Pompéï, Naples, 1991], Le plus réel est ce hasard, et ce feu, éditions Flammarion, 1997, in « Défends-toi, Beauté violente ! », éditions Gallimard, Collection Poésie/Gallimard, 2019, pp. 142-143. Préface de Richard Blin.
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| JEAN-PAUL MICHEL ![]() Source ■ Jean-Paul Michel sur Terres de femmes ▼ → « Quand on vient d’un monde d’Idées, la surprise est énorme », par Matthieu Gosztola ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Gallimard) la fiche de l’éditeur sur « Défends-toi, Beauté violente ! » |
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