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MOUVEMENT
Toi tu pleures, eux ils dansent Eux ils dansent dans ta larme. Eux ils jouent, eux ils s’amusent, Eux, n’en savent rien du tout. On dirait, miroirs scintillent, On dirait, bougies grésillent. Est-ce arcades, balustrades ? Manches blanches, gestes lestes ? Deux H fricotent avec O. Coquins chlorure et sodium. Danse en rond, azote fripon. On remonte, on redescend, sous la coupole virevoltant. Toi tu pleures, ça leur plaît. Eine kleine Nachtmusik. Qui es-tu mon joli masque. Wisława Szymborska, Cent blagues [Sto pociech, 1967], in De la mort sans exagérer, Poèmes 1957-2009, éditions Gallimard, Collection Poésie/Gallimard, 2018, page 103. Préface et traduction de Piotr Kaminski.
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WISŁAWA SZYMBORSKA![]() Source ■ Wisława Szymborska sur Terres de femmes ▼ → Complicités avec les morts → Discours au bureau des objets trouvés (poème extrait de Wszelki wypadek [Cas où, 1972]) → 3 octobre 1996 | Wisława Szymborska, Prix Nobel de littérature (notice bio-bibliographique) → (dans la galerie Visages de femmes) le Portrait de Wisława Szymborska (+ un poème extrait de Vue avec grain de sable et un autre extrait de Dans le fleuve d’Héraclite) ■ Voir aussi ▼ → (sur Esprits Nomades) Wislawa Szymborska, Une poésie simple comme un bonjour → (sur le site des éditions Gallimard) la fiche de l’éditeur sur De la mort sans exagérer de Wisława Szymborska |
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