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TEKKÉ
Le berger décore l’arbre à prières de petits rubans colorés les poèmes sèchent au vent avec les mûres flottent se balancent dans l’air du soir tournent avec la musique soufie et les derviches et sur les rubans qui volètent je lis le chant des têtes une langue d’arbre et d’huile et dans le désordre des vœux je trouve la sortie du poème issue obscure et liquide de la moiteur du boulevard à la fraîcheur du tekké la terre sous la terre parle une langue d’huile borborygme onomatopée le vent se cache derrière l’arbre ma paupière et la toile avec les araignées et les derviches peut-être les vers à soie tisseront mes mots entre deux fibres du trottoir aux collines de la remise en flammes aux braises noires des steppes je cueille le ruban rouge sous le mûrier une ronde de mots muets me réveille Laure Cambau, « Connais-toi toi-même ainsi tu pourras connaître Dieu », Le Manteau rapiécé, Un voyage au fil du souffle, florilège Bektachi : Dialogue, récits, poèmes, psaumes et souffles, éditions Unicité, 2017, page 35.
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| LAURE CAMBAU ![]() Ph. © Laure Cambau Source ■ Laure Cambau sur Terres de femmes ▼ → Ma peau ne protège que vous (lecture d’Isabelle Lévesque) → Pèlerin → Tombeau de Janis → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) Sans pourquoi ■ Voir aussi ▼ → (sur le site du Printemps des poètes) une fiche bio-bibliographique sur Laure Cambau → (sur le site de Claude Ber) une page consacrée à Laure Cambau (invitée du mois de juin 2010) |
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