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SUR LE COBENZL
ce petit coin de terre où l’hydrant peint en bleu : clapote tandis que les cimes des chênes vers le Cobenzl : gravissant le sentier forestier presque plat bordé d’enclos à chevaux où aussi ânesses et chèvres rouges puis gagnant le rondeau belvédère où le regard vagabonde des hauteurs obscures aux vallées éclatantes : uni mur- mure du fleuve entre leurs bras, plus tard la part sombre de la forêt où PARENTES voix de miel d’oiseaux jusqu’au sentier où les humides (phalliques) racines tandis que du ravin terriblement surgi à droite les bêtes dociles : brebis laineuses remontaient comme si des ailes leur étaient poussées — ah cette urgence de saisir ta main pour ne pas devoir céder au besoin de me précipiter dans l’abîme (à celui dépourvu de fleurs) lorsque l’œil malade le gauche se mit à larmoyer : le cil 1 pure fontaine battante 1 ondée de larmes les lachrymae, John Dowland 8.2.08 Friederike Mayröcker, Scardanelli [Suhrkamp Verlag, Berlin, 2012], Atelier de l’agneau éditeur, Collection transfert, 2017, page 22. Traduit de l’allemand (Autriche) par Lucie Taïeb. Postface de Marcel Beyer.
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| FRIEDERIKE MAYRÖCKER ![]() Source ■ Voir aussi ▼ → (sur En attendant Nadeau) Dans les jardins étrangers (lecture de Scardanelli de Friederike Mayröcker par Mireille Gansel) → (sur aller aux essentiels) d’autres extraits de Scardanelli |
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