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NOCTURNE Il est une heure sous les étoiles Où s’allient simplement les désirs et les ombres. Ce qui est là n’impose rien, Toute présence étant douce et complice, Légère à la vue comme au toucher, Harmonieuse en plan large ou serré. Ainsi le réel agrandit ses royaumes Sans répudier marges ni rêves, On dirait qu’une libation est offerte Aux pierres, aux choses autant qu’aux dieux, À l’inconnu, à la nuit autant qu’au poète qui s’enivre, Au silence alentour et au rythme profond Où bat le sang du ciel Avec ce qui renaît des amours insensées. André Velter, « L’ivresse des immortels » in Les Solitudes, éditions Gallimard, Collection blanche, 2017, page 28. ![]() |
ANDRÉ VELTER![]() Ph. © Catherine Hélie/Gallimard ■ André Velter sur Terres de femmes ▼ → Comment jeter un regard neuf → Quelque tendresse que → Sur un thème de Walt Whitman ■ Voir aussi ▼ → le site personnel d’André Velter → (sur le site des éditions Gallimard) la fiche de l’éditeur sur Les Solitudes d’André Velter → (sur Causeur.fr) une lecture des Solitudes d’André Velter par Gwen Garnier-Duguy |
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