« À l’arrière de la barque, sa main Le sable réveillait doucement nos étreintes et le rouge de nos yeux laissait présager un étrange crépuscule. Tu distinguais le soir quand je m’ouvrais à la nuit. Du bout des doigts je caresse l’éclat fendu de nos étoiles. La nuit s’éteint dans le miroir, quelqu’un pleure contre un langage. À l’arrière de la barque, sa main suspendait la vague. Le corps épousait le bois, tiède, sous la mer. La main, tendue vers un ailleurs, et dont on ne savait si le ciel, si les flots. On ne distinguait pas si la barque s’éloignait. On était derrière elle et l’horizon défait, derrière elle et sa voix, séparée. Anne-Cécile Causse, Autrement que la rive, poèmes, Éditions Unicité, 2017, pp. 26-28-30. Dessins Anaïs Charras.
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ANNE-CÉCILE CAUSSE![]() Source ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Unicité) la fiche de l’éditeur sur Autrement que la rive → (sur le site de la revue Ce qui reste) Une femme passant la porte… (et autres poèmes) [+ une notice bio-bibliographique] → le site d’Anaïs Charras |
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