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[CHAQUE PLI DU MATIN]
Chaque pli du matin chaque froissement du réveil c’est cela parfums sous la mort même qui nous retient ce fragile gréement de l’air qui fait passer les corps sur l’autre bord de la folie où l’on s’efface où peut-être bien l’on s’efface tout à fait pour n’être l’un à l’autre qu’une mer lointaine et sa rumeur rumeur jalouse dont le poème dit l’essor amour contraire à tout ce qui se répand sans être et la rumeur encore est le poème Jean-Pierre Siméon, « Éveil », Fresque peinte sur un mur obscur, Cheyne éditeur, 2002, in Lettre à la femme aimée au sujet de la mort et autres poèmes, Éditions Gallimard, Collection Poésie/Gallimard, 2017, page 93. Préface de Jean-Marie Barnaud.
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JEAN-PIERRE SIMÉON ![]() Source ■ Jean-Pierre Siméon sur Terres de femmes ▼ → On voudrait tenir le feu entre ses dents (autre poème extrait de Fresque peinte sur un mur obscur) → [Tandis que j’écris ce poème tu dors] (poème extrait de Lettre à la femme aimée au sujet de la mort) → Retour du refoulé poétique (nrf n° 641) ■ Voir aussi ▼ → (dans la Poéthèque du site du Printemps des poètes) une fiche bio-bibliographique sur Jean-Pierre Siméon |
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