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[SE CACHER SOUS LES MOTS]
se cacher sous les mots non comme une métaphore mais comme un mouvement une danse, jouer la mort. f.w. sous le papier peint d’une chambre romaine — sous le papier écrit, dissimulant un corps, une chair, soudain surface et non volume. ou : se recouvrir de mots, s’écrire la peau de mots et devenir indécelable, mot parmi les autres, papier à peine bombé, ici saillant, point sur le i, ou pointe d’un sein sous le papier. il n’y a naturellement aucune raison, existant, de vouloir s’annuler. aussi n’est-ce pas de cela qu’il est question, mais s’extraire : du corps des choses, de la matière : soustraire. Lucie Taïeb, La Retenue, Éditions LansKine, 2015, page 49.
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| LUCIE TAÏEB ![]() Source ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions LansKine) la fiche de l’éditeur sur La Retenue de Lucie Taïeb → (sur Diacritik) « Écrire sans se retourner », par Lucie Taïeb (Écrire aujourd’hui) [+ une mini bio-bibliographie] → (sur remue.net) [POÉSIE ET FILM] Lucie Taïeb | Une bataille |
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