![]() Paris : Le Café de la Régence, en 1900 CHAPEAU, MANTEAU, GANTS En face de la Comédie-Française, se trouve le Café de la Régence ; il y a là une salle cachée, avec un fauteuil et une table. Lorsque j’entre, la poussière immobile est déjà debout. Entre mes lèvres faites liège, le bout d’une cigarette fume, et dans la fumée l’on voit deux intenses fumées, le thorax du Café, et dans le thorax un oxyde profond de tristesse. Il importe que l’automne se greffe sur les automnes, il importe que l’automne s’intègre dans les bourgeons, le nuage dans les semestres ; dans les pommettes, la ride. Il importe de passer pour fou en postulant que chaude est la neige, fugace la tortue, simple le comment et le quand fulminant ! César Vallejo, Poèmes Humains in Europe, revue littéraire mensuelle, novembre-décembre 2017, n° 1063-1064, page 23. Traduit de l’espagnol par Florence Delay.
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| CÉSAR VALLEJO ![]() Pablo Picasso, Portrait posthume de César Vallejo, 1938 ■ Voir aussi ▼ → (sur Esprits Nomades) César Vallejo, Une alchimie de l’incandescence et de la révolte → (sur le site de Libération) Vallejo, Valse trilce, par Philippe Lançon |
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