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[SI LONG FUT L’EXIL DU JOUR]
Si long fut l’exil du jour qu’il se confond désormais avec la nuit désarroi des saisons empilées comme des vertèbres le temps des rumeurs est revenu temps des refus des peurs des agressions des haines entretenues les fils dévorent les mères les enfants ne comptent plus leurs doigts les oiseaux quittent les corps sur les trottoirs pavés d’yeux et de mauvais présages les femmes sont lapidées avec les pierres de leurs seins dans les terrains vagues du présent brûlent l’herbe de la colère et les rêves avortés nous ne savons plus où est notre nord notre sud nous entrons dans le silence du cri Amina Saïd, Chronique des matins hantés, Éditions du Petit Véhicule, Collection « La galerie de l’or du temps », Nantes, 2017, page 66. Peintures Ahmed Ben Dhiab.
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AMINA SAÏD Ph. Michel Durigneux Source ■ Amina Saïd sur Terres de femmes ▼ → alors au pied d’un arbre (extrait de Tombeau pour sept frères) → amour notre parole (extrait de De décembre à la mer) → [de ce côté-ci du monde ou de l’autre](extrait de Clairvoyante dans la ville des aveugles) → Du Vieillard de la mer et de la Source de vie (extrait du Corps noir du soleil) → [écrire] (extrait de Dernier visage avant le noir) → enfant moi seule (extrait d’Au présent du monde) → Jusqu’aux lendemains de la vie (extrait de L’Absence l’inachevé) → l’élan le souffle le silence (extrait de La Douleur des seuils) [+ une notice bio-bibliographique] → Les Saisons d’Aden (note de lecture d’AP) → (dans la galerie Visages de femmes) le Portrait d’Amina Saïd (+ deux poèmes d’Amina Saïd) ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions du Petit Véhicule) la fiche de l’éditeur sur Chronique des matins hantés |
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