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[DELS INVISIBLES CORRENTS] dels invisibles corrents, dins l’obac obrador subterrani on l’abella de l’erm va, esmunyedissa a fe’el rusc. Itaca, regne petit, conec la cova profunda! Olivereda amunt, fora camí, en el rocall; closa i subtil com l’hora d’un sol pensament, per a entrar-hi calen un front humil sota la llinda i un salt. [DES INVISIBLES COURANTS] des invisibles courants, dans le sombre atelier souterrain où l’abeille du désert va, se glissant, faire sa ruche. Ithaque, royaume petit, je connais la grotte profonde ! Au-dessus des oliviers, hors chemin, dans la rocaille ; close et subtile comme l’heure d’une seule pensée, pour y entrer il faut un front humble sous le seuil, et un saut.
Carles Riba, Élégies de Bierville, édition bilingue catalan-français, Arfuyen, Collection « Neige », volume 35, 2017, pp. 48-49. Traduit du catalan par Jean-Claude Morera.
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| CARLES RIBA ![]() Source ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Arfuyen) une notice bio-bibliographique sur Carles Riba → (sur le site des éditions Arfuyen) la page de l’éditeur sur Élégies de Bierville de Carles Riba |
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