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[PLUS JAMAIS JE NE REJOINDRAI | L’INTÉRIEUR DE MON VISAGE]
plus jamais je ne rejoindrai l’intérieur de mon visage […] quelque chose reste dans le fond du rêve qu’il faudrait enterrer peut-être les animaux intermittents de l’enfance de la caresse à la casserole une sorte de neige recompose le paysage disparitions inexpliquées tes enfants et toi sur la pellicule des copeaux de quelque chose en mots sur le bureau on ne sait plus quoi au jardin l’enfant marche s’entremaille dans son nom unique la forme d’une palpitation un centre pour la parole la diffraction d’un amour ce jour-là son visage était si simplement vivant (c’est comme un souvenir) nous étions couchées sur le lit (oreillers lourds) regardant la télévision et nous ne cherchions plus les mots ni ce que nous aurions pu avoir à nous dire avec l’enfant dans nos branches ses boucles tièdes sur nos épaules nous étions comme un très vieil arbre des feuilles pour hier et des feuilles pour demain et pourquoi aurait-il fallu détruire ce monde à coups de question ? Sereine Berlottier, Au bord, Éditions LansKine, Collection « Poéfilm », 2017, pp. 54-55-56.
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| SEREINE BERLOTTIER ![]() Source ■ Sereine Berlottier sur Terres de femmes ▼ → Au bord (lecture d’AP) → Dans la lumière diffuse des bourgeons (extrait de Ciels, visage) → Louis sous la terre (lecture d’AP) ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions LansKine) la fiche de l’éditeur sur Au bord → (sur le site de la Mél, Maison des écrivains et de la littérature) une notice bio-bibliographique sur Sereine Berlottier |
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