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[CE SERA TRÈS LOIN SOUS LA MER]
Ce sera très loin sous la mer, dans le pressentiment d’aurore où se rassemble la nuit. La houle honore les récifs d’un sommeil sage et replié, riverain du premier souffle. Ce sera l’assise fragile d’une île que les vents soulèvent, que les vents portent aux neiges. Ce sera demeure fragile, buée de brume avant que vivre. Paul Farellier, L’Île-cicatrice, 1983-1984, in L’Entretien devant la nuit, Poèmes 1968-2013, Les Hommes sans Épaules éditions, 2014, page 150. Postface de Pierrick de Chermont. Grand prix de poésie 2015 de la SGDL. ![]() |
| PAUL FARELLIER ![]() Ph. © Philippe Barnoud Source ■ Voir aussi ▼ → (sur Les Hommes sans Épaules) une notice bio-bibliographique sur Paul Farellier → (sur La Pierre et le Sel) Paul Farellier, « rêver la saveur du temps » (une contribution de Jacques Décréau) → (sur Recours au Poème) plusieurs poèmes choisis de Paul Farellier |
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