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[MON PÈRE M’OFFRE DES ANIMAUX] mon père m’offre des animaux singes perroquet tortue d’autres sont à manger mais je n’ai plus d’appétit une famille entre mon père et moi sur l’autre rive de l’océan pleure pleure ma mère si loin les bras me tombent ma mère rame dans une grande lessiveuse le soir elle écoute les grenouilles elle chante avec ne croit plus aux princes charmants c’est ma mère au bois dormant dans son tablier les enfants qui restent mon père m’emmène dans la forêt où les grands morphos bleus construisent des chapelles pour la prière des bêtes sauvages et les lépreux abandonnés hosanna ! au plus haut des cieux ricanent les papillons Luce Guilbaud, Vent de leur nom, Éditions Henry, Collection La main aux poètes, 2015, pp. 34-35-36. ![]() |
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