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[ET DE L’EAU | AVANT LA NUIT]
Et de l’eau Avant la nuit. Elle est claire Dans les mains. Elle nourrit les plantes, Elle les développe. L’eau s’enfonce et la terre Devient chose plus lourde, Mouvante et noirâtre, Luisante après l’enfoncement. Les mains trempent pour reconnaître, Confusément aussi pour adorer L’eau certaine et nulle autre Que celle à qui sa pente est ordonnée Avant qu’elle touche aux racines. Jean Tortel, « Critique d’un jardin », VII, in Relations, poèmes, Éditions Gallimard, Collection blanche, 1968, rééd. 1999, page 60.
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| JEAN TORTEL ![]() Ph. : Jean Marc de Samie – tous droits réservés Source ■ Jean Tortel sur Terres de femmes ▼ → Jeter le mot (extrait de Naissances de l’Objet) ■ Voir aussi ▼ → (sur remue.net) Jean Tortel | Fragment personnel, par Philippe Rahmy → (sur universalis.fr) une notice sur Jean Tortel |
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