|
[ON DÉPLACE LES MUETTES]
on déplace les muettes, on essuie les chutes, on renverse les chaises, la table ressemble à une petite pièce noire, l’ombre descend jusqu’à la cave le verbe blottir les causes se sont immobilisées, dans le lit tu me cherches des mains « quand que je ne serai plus là » reste un grand bruit cela n’existe pas les petits coffres murés qui claquent sous la peau ? tu m’offres la pluie, l’entrain et une trêve, leurs masses s’échangent : « nous ferons du feu avec nos corps » nous le ferons sans boire puisque que j’ai les lèvres brûlées
|
| STÉPHANE KORVIN ![]() Source ■ Stéphane Korvin sur Terres de femmes ▼ → [le vent se bombe] (poème extrait de bas de casse) ■ Voir aussi ▼ → le site de Stéphane Korvin → (sur le site des éditions Isabelle Sauvage) une notice bio-bibliographique sur Stéphane Korvin |
Retour au répertoire du numéro de décembre 2015
Retour à l’ index des auteurs
» Retour Incipit de Terres de femmes

Laisser un commentaire