|
FROM AN OLD HOUSE IN AMERICA 16. “Such women are dangerous to the order of things” and yes, we will be dangerous to ourselves groping through spines of nightmare (datura tangling with a simpler herb) because the line dividing lucidity from darkness is yet to be marked out Isolation, the dream of the frontier woman levelling her rifle along the homestead fence still snares our pride — a suicidal leaf laid under the burning-glass in the sun’s eye Any woman’s death diminishes me.
16. « De telles femmes sont dangereuses pour l’ordre des choses » et bien oui, nous serons dangereuses à nous-mêmes avançant à tâtons parmi les épines du cauchemar (datura s’enchevêtrant à une herbe simple) car la ligne séparant la lucidité des ténèbres est encore à tracer Isolement, le rêve de la femme de la frontière mettant en joue sa carabine derrière la clôture de la ferme piège encore notre vanité — une feuille suicidaire s’étend sous le verre brûlant de l’œil du soleil La mort de toute femme me diminue. Adrienne Rich, Poems Selected and New, 1954-1974, Norton, New York City (NY), 1966 ; 1974, in Women, Une anthologie de la poésie féminine américaine du XXe siècle, Le Temps des cerises, 2014, pp. 182-183. Poèmes traduits, choisis et présentés par Olivier Apert.
|
| ADRIENNE RICH ![]() Source ■ Adrienne Rich sur Terres de femmes ▼ → 27 mars 2012 | Mort d’Adrienne Rich (+ un extrait d’Un atlas du monde difficile) → Paroles d’un monde difficile, Poèmes 1988-2004 (lecture d’AP) ■ Voir aussi ▼ → (sur Poetry Foundation) une biographie d’Adrienne Rich → (sur Modern American Poetry) un ensemble d’articles sur Adrienne Rich → (sur le site des éditions Le Temps des cerises) une page sur l’anthologie Women |
Retour au répertoire du numéro de novembre 2015
Retour à l’ index des auteurs
» Retour Incipit de Terres de femmes

Laisser un commentaire