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[L’HUMEUR EST PASSE-PARTOUT]
L’humeur est passe-partout ou le couteau entre les dents, elle travaille dans le monde. Il y a silence et galopade, chariot dans le ciel, encre en coulée de métal. Les théories des chiffres n’essuieront pas cette sueur-là qui tremble dans l’entre-deux. Tu te demandes à quel tournant le fleuve te surprendra. Et puis enfin, midi frappe du poing parmi les fous et les muets. Tu craques l’étroite coquille où tu as laissé peu à peu toutes tes forces. À l’eau du fleuve les pierres blêmes de l’âge que tu n’as pas su grandir. À l’eau du fleuve, la buée qui épaissit le monde. La berge se tait au souvenir des sources. Dominique Sorrente, Tu dis : rejoindre le fleuve, Éditions Tipaza, Collection Métive 16, 06400 Cannes, 2014, pp. 9-10. Reproductions de peintures (5) d’Alain Boullet.
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| DOMINIQUE SORRENTE ![]() Source ■ Dominique Sorrente sur Terres de femmes ▼ → [À défaut de livre, au moins cette promesse de poème] (poème extrait d’Il y a de l’innocence dans l’air) → C’est bien ici la terre (note de lecture de Laurence Verrey) → C’est la terre → Écueils → J’écris comme on décide par fragments → [je suis celle qui se voue à la flamme] → Le temps sans rideaux → Pays sous les continents → [Les rideaux] (extrait des Gens comme ça va) → Le Scriptorium/Portrait de groupe en poésie ■ Voir aussi ▼ → (sur le site du Scriptorium de Marseille) un Portrait de Dominique Sorrente |
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