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[VENIVA, E COME LO SPLENDIDO MARE…]
Veniva, e come lo splendido mare Scuoteva l’ora più lenta del sole La carne sua bianca di militare Al fischio di rientro Al buio caldo della sala macchine L’odore di calcina e sigaretta Dalla canottiera sugli slip Riso viso paradiso Ma niente voglia di scherzare. Mani unite a treccia A fargli da gradino Le sigarette la bustina L’armadietto in cima, Adesso che prende anche la pila Non trova l’accendino. [IL VENAIT, ET COMME LA MER SPLENDIDE…] Il venait, et comme la mer splendide, Il secouait l’heure la plus lente du soleil, Ses chairs blanches de militaire, Au coup de sifflet de la rentrée, Dans l’obscurité chaude de la salle des machines, L’odeur de cigarette et de mortier, Depuis le maillot de corps et sur les slips, Ris, visage, paradis, Mais de plaisanter, aucune envie. En tresse, mes mains croisées, Pour lui faire la courte échelle, Les cigarettes, le calot Le petit placard là-haut, Maintenant qu’il prend aussi une pile, Il ne trouve pas son briquet. Franco Buffoni, Depuis que la mort va | Di quando la morte va, Vingt-trois poèmes du recueil Guerra [Mondadori, collezione ‘Lo Specchio’, 2005], Alidades, collection ‘bilingues’, 74500 Évian-les-Bains, 2011, pp. 18-19. Traduits de l’italien & présentés par Philippe Di Meo.
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| FRANCO BUFFONI ![]() Source ■ Franco Buffoni sur Terres de femmes ▼ → Avrei fatto la fine di Turing → Non sono i giorni più belli (poème extrait de L’Allure rageuse [L’Andare rabbioso]) ■ Voir aussi ▼ → le site officiel de Franco Buffoni → (sur le site des éditions Alidades) une notice bio-bibliographique (en français) sur Franco Buffoni (+ deux autres poèmes) → (sur le site de Jean-Michel Maulpoix) un choix de poèmes extraits d’Il profila del rosa (Mondadori, collezione ‘Lo Specchio’, 2000) traduits en français par Bernard Simeone |
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