notre naissance est là. Nous sommes tous faits de braise composant les lois de la distance les conques nacrées
et l’époque du frai.
Nous sommes les neuf pattes du poulpe sur la courbure vernissée de la jarre où furent imprimés jadis les écussons et les poings fermés de la dame aux serpents. Nos pèlerinages sont d’ail et de gentiane d’hypnotiseurs ambulants
de fête mauresque
de possédés et de tout ce qui par manque de marchandise s’invente commerce. Autrefois, pour te donner existence dans le savoir de tes riverains, les temples suffisaient des dieux réels, comme autant de tes émissaires, les habitaient. En portaient trace les colonnades et leur façon de soutenir les plafonds. Aujourd’hui, ils sont corps et biens dans les pages de l’Histoire perdue la dimension de soleil
ta dimension de nuit bleue
tombant goutte à goutte
des années-lumière mais toujours passant par la triangulation de l’étoile
naissance mort résurrection Mer du troisième jour Mer Pascale.
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| ARMAND GATTI ■ Voir aussi ▼ → (sur le site Armand Gatti) une page sur La Mer du troisième jour |
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