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MOITIÉ
Tu ne t’es jamais absentée. Tu m’as simplement cédé, lorsque je sors, les avenues au long cou et l’avenir des voix vacantes, peut-être humaines. Je te donne davantage, répétais-tu. De notre partage, le plus grand est celui que tu m’abandonnes, chaque jour. Ce qui m’entoure pourtant est une moitié, l’autre n’étant ni à toi ni à moi. Je vis discutable et trouve dans la nuit une part de jour effrayante. Fabrice Farre, La Figure des choses, Éditions Henry, Collection La main aux poètes, 2014, page 28. Vignette de couverture d’Isabelle Clement. ![]() |
FABRICE FARRE![]() Source ■ Fabrice Farre sur Terres de femmes ▼ → L’oiseau de jour… (poème extrait d’Avant d’apparaître) ■ Voir aussi ▼ → (sur Recours au poème) une notice bio-bibliographique sur Fabrice Farre → une note de lecture de Patrice Maltaverne sur La Figure des choses → (sur Paysages écrits N° 22 | Novembre 2014) une note de lecture de Sanda Voïca sur La Figure des choses → (sur Terre à ciel) une page sur Fabrice Farre → (sur Ce Qui Reste) plusieurs autres poèmes extraits de La Figure des choses |
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