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[MÊME PAR POIGNÉES LES ALLUMETTES]
Même par poignées les allumettes n’éclairent plus, à peine si elles tiennent debout, dressant autour de toi un vague abri, hutte de bois tendre et calciné pour nous dire, nous rappeler de ne pas s’approcher car la distance est aujourd’hui le seul lien sûr, le seul tracé qui s’ouvre et qui précède mes pas Loin des nuits explosives et sous les pierres, loin, très loin de leur empilement, sous les pieds nus et sous les bruits, à l’écart de toute lumière, dans un lieu qu’aucune étoile ne peut rejoindre ni troubler, tu dors, recouvert de plumes, de pellicules d’ombre, de couches et de couches d’ombre, édredon de pétales noirs laisse-le partir
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JOSÉ-FLORE TAPPY ![]() Ph. © P-A Grisoni Source ■ José-Flore Tappy sur Terres de femmes ▼ → [elle transpire l’humide la verte terre] (poème extrait de Lunaires) → [Qui se penche] (poème extrait de Hangars) → [Tandis qu’un nom dans ma tête chantonne] (poème extrait de L’île in Terre battue) → Tombeau (lecture de Bernadette Engel-Roux) → Les pylônes (poème extrait de Trás-os-montes) ■ Voir aussi ▼ → (sur culturactif.ch) une fiche bio-bibliographique sur José-Flore Tappy (+ de nombreux poèmes) → (sur asymptote) une notice bio-bibliographique (en anglais) de John Taylor sur José-Flore Tappy (+ plusieurs poèmes) → (sur Le Courrier) un article de Marc Gueniat sur José-Flore Tappy (au lendemain de la remise du Prix Schiller) → (sur lecourrier.ch) une page sur sur José-Flore Tappy [PDF] |
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