TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Judith Chavanne | Une goutte de vie

Publié le :

04 avril 2010

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Catégorie(s) :



UNE GOUTTE DE VIEL--treinte- la lumi-re- et le dessaisissement.



Notre lieu désormais est,
comme les oiseaux juchés, à l’équilibre ;
eux sur la branche, nous sur l’arête
d’un partage aléatoire et fragile.

Pour un éclat des lampes, des lueurs dans la nuit,
nous nous sommes ensemble exclamés ;
l’étreinte fut de nos voix, elle eut
la durée d’une inflexion.

Rien des grands embrassements
— quand nous nous serrions, ou l’enfant,
désirant la durée —, un pur instant accentué.

L’étreinte, la lumière, et le dessaisissement.


Judith Chavanne, in Thαumα, Revue de philosophie et poésie, « Oiseaux », n° 6, La Compagnie des Argonautes, 1er trimestre 2010, page 27.





JUDITH CHAVANNE


■ Judith Chavanne
sur Terres de femmes


L’enfant était à venir
Un rire quelque part


Voir aussi ▼
→ (sur Terres de femmes) « Oiseaux », Thαumα, Revue de philosophie et poésie (lecture de Tristan Hordé)
→ (sur Poezibao)
une fiche bio-bibliographique


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2 réponses à “Judith Chavanne | Une goutte de vie”

  1. Et « vivre » ne sera jamais que cela… étreindre l’instant furtif lorsqu’il nous saisit par la main ou par la voix ; ou lorsqu’il nous transporte par les yeux… regard qui sans avoir attendu le miracle, sans rien en attendre si ce n’est l’instant de joie vivante partagée en son passage… parvient à s’exprimer en chantant son cantique d’oiseau éternellement solitaire, délaissé… Offrir la chaleur sur la margelle du froid ! Ou bien offrir la part de l’ombre ???
    MCT

  2. Oui, Marie-Christine, tout est dit, dans ce poème, dans le suspens du souffle. Et l’essentiel, avec cette retenue sur le fil. Qui fait la beauté de ce poème. Sa densité. Merci à vous de ce beau commentaire que vous offrez à mes ami(e)s lecteurs-lectrices.

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