TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

PoéZie du Kotidien

Publié le :

21 janvier 2007

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Catégorie(s) :

Modeste contribution à la philippique Meschonnic/Maulpoix



Mang_tout_cru
Ph., G.AdC





PoéZie du Kotidien


PoéZie du Kotidien poézie et Kotidien
quotidien quotidien dien dien tiens donc
dong din dong dindon dodu quel idiot
quel méridien le sien le mien le rien
le mien si différent de celui d’avant
le mien si différent du sien du tien
un tien vaut mieux que deux tu mourras
quelle poézie-zizie et quelle définition finifiction friction
poézie des mots poézie des çons poézie du non
et le rythme tu oublies le rythme tu ris tu mimes
tes rimes ailleurs la poézie-zizie du quotidien
fais ressurgir du finfon des jours
ce qui se cache et se camoufle de poézie
sous les strates du faire et du non-être
déniche et-chine-toi un peu au cœur des chozes
ose ose le choix des cose ZZ
échine ce que le quotidien recèle en lui de poézie-zizizizizie
puisque c’est cela qu’il faut faire tu vas en faire
poézie du rin du néant des jours du béant retour
du quotidien nien nien quel niais
benêt tout frais tout né tout émoulu
battu mangé tout cru tout vermoussu
moulu toussu roulu roussi rossé et émoussé
dodu dindon du quotidien cousu tout cuit
fait main du tien du mien du rien
poézie du quotidien
poézie de comédie
poédien de comézie vas-y
et zut


Angèle Paoli
D.R. angèlepaoli



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5 réponses à “PoéZie du Kotidien”

  1. vannina

    Zibal-donna cara, c’est un disque qu’il faut faire à présent! Déjà mon dieu, je crois que je l’entends! du Jeanne Moreau-Marie Laforêt roucolo-rugissant…baci parigini

  2. Perché no, Vannina, avec toi, quand tu veux ! Je te fais confiance pour les idées, l’enthousiasme, la fantaisie caracolante, les ailes de papillons safranées, la folie rouge et or, les sourires pleins phares. Un inédit duo bastiais à la Vanninanghjula, carissima !

  3. LAMPO_____
    Gianmaria Testa

    Tu mi guardi così
    ma la vita é un attimo
    e mi guardi così
    si ma la vita é un attimo
    e ci passa sui piedi e poi
    tutto diventa un ricordo
    un lampo negli occhi, la cerchi
    e non la trovi più
    E mi parli così
    però la vita é subito
    tu mi dici così
    si ma la vita é subito
    il tempo, soltanto il tempo
    di una fotografia
    il lampo che abbaglia negli occhi
    e non ci vedi più

    Ma se la vita é adesso
    non farà lo stesso dirsi di no
    se questa vita addosso
    é tutto quel che posso
    quello che ho

    E mi guardi così
    però la vita é un attimo
    e poi mi parli
    si ma la vita é subito
    il lampo, soltanto il lampo
    di una fotografia
    ti abbaglia negli occhi, la cerchi
    e non la vedi più

    … e ci passa sui piedi e poi tutto
    diventa un ricordo,
    un lampo negli occhi, la cerchi
    e non la trovi più

    Parole e musica : GIANMARIA TESTA

    Amicizia
    Guidu____

  4. Yves

    Sais-tu, caru Guidu, quelle est ma chanson préférée de Testa ? Celle qui me parle le plus… ou qui me correspond le plus ?

    Polvere di gesso

    Io ogni mattina ascolto l’alba
    e la sera il tramonto
    e tutto il rumore che fa
    e poi per ogni giorno che passa
    faccio un segno su un muro
    di questa città
    perché non è il tempo che mi manca
    e nemmeno l’età

    Io ogni mattina quando parto
    lascio aperta la mia porta
    se qualcuno verrà
    e poi metto polvere di gesso
    sul pavimento di casa
    per i passi che farà
    perché quando c’è una porta aperta
    di sicuro prima o dopo si sa

    Io ogni sera quando torno
    lascio delle tracce bianche
    sulla polvere che sa
    che qui non ci viene mai nessuno
    e nemmeno per oggi
    non ci sono novità
    e poi richiudo la mia porta
    per la notte e per il freddo che ci fa

    Io ogni mattina ascolto l’alba
    e la sera il tramonto
    e tutto il rumore che fa
    e poi per ogni giorno che passa
    graffio un pezzo di muro
    di questa città
    perché non è il tempo che mi manca
    e nemmeno l’età.

    Poussière de craie

    Chaque matin j’écoute l’aube
    chaque soir le bruit du crépuscule
    Tous les jours qui passent
    je les marque d’un trait
    sur les murs de la ville
    Ce n’est pas le temps
    qui me manque
    ni l’âge

    Chaque matin quand je pars
    je laisse la porte ouverte
    pour celui qui viendrait
    Je mets de la poussière de craie
    sur le sol de la maison
    pour y voir les traces de ses pas
    Une porte ouverte
    tôt ou tard ça se sait

    Mais chaque soir au retour
    c’est moi qui marque de mes pas
    la poussière blanche
    car personne ne vient jamais
    Alors je referme la porte
    sur le froid
    et la nuit

    Chaque matin j’écoute l’aube
    chaque soir le bruit du crépuscule
    Et chaque jour qui passe
    je griffe d’un trait
    les murs de cette ville
    Ce n’est pas le temps
    qui me manque
    ni l’âge

  5. Jean-François Agostini

    Chère Angèle,

    Le printemps attend ses marcheurs, rétablissez-vous vite !

    Ci-dessous un poème de Jude Stéfan, sans doute un de nos plus grands contemporains, extrait de Caprices, Gallimard, 2004, page 56 :

    300 000 poètes

    pendant que beaucoup continuent à
         merder leurs poèmes
    Chère, le mimosa s’est-il ouvert ?
         Rapacité, Vanité, Peur
         sont humaines vertus
         amour qui détruit
         haine qui vrille
    à hauteur du visage défunt qui
    circulait à bicyclette à travers la
    ô femmes règles et mioches avec
    points d’interrogation sur la robe
    du moment que je passe par les bois
    donnez-nous ôtez-nous une vie à l’endroit
    du temps regagné à la force des doigts
         parfois un crocus

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