TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Ludovic Janvier | Sous ton cri

Publié le :

17 janvier 2007

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



Sous ton cri
Photocollage, G.AdC







SOUS TON CRI



Pas seulement ton cri mais le oui sous ton cri

pas seulement le oui mais le ciel sous le oui

pas seulement le ciel mais l’écho sous le ciel

pas seulement l’écho mais la nuit sous l’écho

pas seulement la nuit mais la soif sous la nuit

pas seulement la soif mais le bleu sous la soif

pas seulement le bleu mais l’ombre sous le bleu

l’ombre pas seulement mais le rire sous l’ombre

et sous le rire la campagne en plein été



Ludovic Janvier, La Mer à boire, Éditions Gallimard, 1987 ;
Collection Poésie/Gallimard, 2006, page 94. Préface de Chantal Thomas.






LUDOVIC JANVIER


Ludovic-janvier
Source



■ Ludovic Janvier
sur Terres de femmes

À la racine
On quittera toujours la mer
Rivière et Rêverie
Terre et ciel Aveugles crachés





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2 réponses à “Ludovic Janvier | Sous ton cri”

  1. Flap … petit dépot …

    Matin …….

    *

    Que ne chantent mes mots bercés de suffisance
    Un air de ritournelle qui se veut lancinante
    A la lueur de l’aube qui s’attache à tes pas
    Au goût de tes baisers qui m’ont laissé si las

    Le souffle des murmures déposés en offrande
    Au lit concupiscent de sueur maculé
    D’une saveur de sel qui me vient de Guérande
    Se fige sur ma peau de draps tout chamboulés

    Tu passes comme une ombre, ta nudité m’échappe
    Je gis le cœur tambour de griffures marqué
    Perdu aux sentiments qui deviennent écarlates
    En esclave rapace, en proie abandonnée

    Que ne chantent mes mots avec tant d’insistance
    Des caresses subtiles de l’amour dévoilé
    Par des mains qui s’agitent en un jeu d’arrogance
    Au rêve d’une vie qui se veut partagée

    *

    busard

  2. Ah, busard, je suis bien aise de vous croiser dans vos vols somptueux. Je ne risquerai pas cependant à rivaliser avec vos vers chantournés avec art. Je suis bien trop farouche pour m’élancer ici en d’écarlates pâmoisons. Ne m’en veuillez pas trop !

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