
Ph, Fabiola Narváez Ojeda
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LE MASQUE
« J’écris toujours avec un masque sur le visage;
Oui, un masque à l’ancienne mode de Venise,
Long, au front déprimé,
Pareil à un grand mufle de satin blanc.
Assis à ma table et relevant la tête,
Je me contemple dans le miroir, en face
Et tourné de trois quarts, je m’y vois
Ce profil enfantin et bestial que j’aime.
Oh, qu’un lecteur, mon frère, à qui je parle
À travers ce masque pâle et brillant,
Y vienne déposer un baiser lourd et lent
Sur ce front déprimé et cette joue si pâle,
Afin d’appuyer plus fortement sur ma figure
Cette autre figure creuse et parfumée. »
Valery Larbaud, A.O. Barnabooth, II, Poésies, Bibliothèque de La Pléiade, Éditions Gallimard, 1958, p. 47.
| Voir aussi : – (sur Terres de femmes) 1er mars 1910/Début de la publication de Fermina Márquez de Valery Larbaud ; – (sur Terres de femmes) 2 février 1957/Mort de Valery Larbaud. |
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