TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | J ‘écris…

Publié le :

28 janvier 2006

/

Catégorie(s) :

,



Jecris
Ph, G.AdC




J’ÉCRIS

J’écris pour
J’écris par
J’écris sur

Pour aller où
Par où passer
Pour être sûre

Qu’il y a
Quelque part
Quelqu’un

Encore

Pour écouter
Et recevoir
À qui donner


Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli



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8 réponses à “Angèle Paoli | J ‘écris…”

  1. Edith

    « Ecrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté. Le fil du poème, d’une oeuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. »
    Maxence Fermine-Neige

    et j’aimerais insister sur ce que tu dis si bien :

    « Pour écouter
    Et recevoir
    A qui donner »

  2. J ‘ECRIS AUSSI ________

    J’écris toujours comme un drapeau flotte au vent
    Toujours dans le même sens,
    Vers le point que je regarde,
    Le soupirail d’où je vois poindre
    Un rayon de lumière épais,
    Epais, par la poussière qu’il contient.
    Car un jour j’ai cru rencontrer
    Sous un soleil éclatant
    Un sourire triste
    Sur une bouche de pierre
    Durcie par le hasard.
    Le hasard qui regarde toujours dans le même sens,
    Le même sens que le vent,
    Le vent qui ne tourne pas souvent ici…

    Amicizia
    Guidu ______

  3. Jean-François Agostini

    Ecrire…

    Ecrire, s’éloigner près de soi.
    Ecrire, ne plus trahir ses mains, juste oublier son corps.
    Plonger en soi sans masque, une apnée polychrome.
    Explorer les labours de son âme, y semer l’intrusion.
    Ecrire pour s’éloigner des autres, se rapprocher, renaître dans les lettres, en extirper son être.
    Ecrire, se perdre en soi, éluder le paraître… Ne plus tuer les mots, les aligner en nombre et leur donner un sens pour y perdre les siens.
    Conjurer les folies d’un imparfait présent.
    Décliner les douleurs d’un passé composé par, pour les autres.
    Expulser ses douleurs, les gommer, n’en laisser qu’une, mon père, sublimer son silence. L’écrire, comment ? écrire l’absence : « tu me manques », simples mots d’affection, éteindre le silence, par un mot, souvenir…
    Ecrire, relater les douleurs du bonheur, noblesse de la douleur. Magnifier la souffrance par le sang, cent mots, rouge encre pour un signal de larmes.
    Ecrire sur le papier les sentiments honnis, ceux qui sans cesse provoquent le trouble de l’instant, les surligner de bleu, adoucir leurs effets pour colorier un monde grouillant de solitude.
    Ecrire en italique un voyage à Venise, soupirer, s’affranchir des distances.
    Déjouer par les mots le complot virginal des feuilles célibataires, les marier ! Balbutier des virgules, multiplier les points pour saccader le temps.
    Ecrire, s’interroger, dénoncer les truismes, biffer les désinences, malmener la syntaxe, une autre fluidité.
    Ecrire, désabuser l’esprit, caresser l’euphorie, la douceur du vélin.
    Planter des ancolies entre chaque syllabe, éperonner l’angoisse des lignes vierges.
    Ecrire, alimenter les phrases, éliminer l’ennui des journées sans ivresse, se saouler avec Prose, ne jamais faire de pause, régurgiter des vers, tournée après tournée, s’enivrer dans les rimes, grimer les faux-fuyants.
    Ecrire : je suis venu, j’ai vu et j’ai écrit en blessant la césure. Susciter un murmure en pourfendant l’armure de quelques majuscules. Prier, prier par une incise.
    Ecrire, écrire pour oublier les moments de faiblesse, se demander pourquoi certains brûlent les livres. Récrire une histoire simple qui finit toujours mal, mal aux autres, mal de soi.
    Ecrire, ignifuger les liens, accorder au passé le droit de déserter le présent des maudits.
    Ecrire pour dénoncer l’ignoble, casser les certitudes, tenter de donner voix aux réflexions massives.
    Changer, changer l’humain, le rendre à la Nature.
    Ne plus couper les arbres pour en faire des sanctuaires de lettres…mortes. Ressusciter les mots enterrés dans les maux.

    Ecrire, écrire encore et sombrer davantage.
    Ecrire pour se trouver et peut-être…
    S’aimer…

  4. pascale

    Amitié….

    J’écris pour toi
    Par le jeu des mots
    Sur la toile infinie

    Pour aller vers toi
    En passant par chacun
    Pour t’assurer

    Qu’il y a
    Quelque part
    Quelqu’un

    Toujours

    Qui t’écoute
    Et reçoit
    Ce que tu donnes.

  5. Flap … l’oiseau se pose et dépose …

    *

    Ecris …
    des mots d’oiseaux
    fluides et beaux
    aux plumes lissées des rêves

    Ecris …
    des mots chantants
    échappant au néant
    de l’oubli qui s’achève

    Les mots…
    pleurent tes souvenirs
    ainsi que tes désirs
    fondus aux galets de la grève

    Ecris …
    pour donner du plaisir
    car il te plaît de rire
    de l’audacieuse trêve

    Ecris …
    pour coucher l’utopie
    aux vagues enfouies
    d’une montante sève

    Ces mots …
    lancés en défouloir
    au travers du miroir
    libèrent le pouvoir
    caché du désespoir
    que prononcent tes lèvres

    Ecris …
    et songe aux sentiments
    qui surgissent puissants
    de ta musique brève

    Ecris …

    *

    busard

  6. J’écris pour me trouver
    J’écris pour te retrouver

  7. Marielle

    Ecrire pour rêver
    Ecrire pour exister
    Ecrire pour vivre

    Tout simplement

    Ecrire pour soi
    Pour être soi
    Ecrire pour l’autre
    Se fondre dans l’autre

    Ecrire, c’est respirer
    Respirer, c’est faire battre son coeur
    Faire battre son coeur, c’est être là

    Etre là
    Ici
    Ou là
    Quelque part…

  8. nobody

    J’en suis là :

    A trop frôler les cimes
    on n’était
    qu’un oiseleur
    de vocables piégés
    à peine accordés.

    On se cachait
    pour décliner les voyelles
    on les mâchait
    jusqu’à l’insipide
    on s’arrêtait parfois
    sur une page pour rêver…

    ;-))) Nobody !

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