TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Paul Morand | Baisers

Publié le :

17 juillet 2005

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



Il Primo Bacio
Aquatinte numérique originale, G.AdC







BAISERS



Un baiser
abrège la vie humaine de 3 minutes,
affirme le Département de Psychologie
de Western State College,
Gunnison (Col).
Le baiser
provoque de telles palpitations
que le cœur travaille en 4 secondes
plus qu’en 3 minutes.
Les statistiques prouvent
que 480 baisers
raccourcissent la vie d’un jour,
que 2 360 baisers
vous privent d’une semaine
et que 148 071 baisers,
c’est tout simplement une année de perdue.




Paul Morand, USA-1927, Album de photographies lyriques, Au sans Pareil, 1928 ; Poèmes, Gallimard, collection Poésie, 1973 ; rééd. 2001, page 155.





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SOURCE






PAUL MORAND


Paul Morand
Source



■ Paul Morand
sur Terres de femmes

13 mars 1888 | Naissance de Paul Morand
11 juillet 1914 | Lettre de Paul Morand à sa mère



■ Voir aussi ▼

→ (sur le site de l’Académie française) la
fiche biographique de Paul Morand





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7 réponses à “Paul Morand | Baisers”

  1. nobody

    Et bien tant pis si je meurs plus tôt, bientôt, ou demain même ! Les baisers, j’aime ! ;-))))))

    Et je vais de ce pas réveiller mon bien-aimé… Ici, la censure est de mise… lol !

  2. Alexandre Henik

    Morand savait bien de quoi il parlait (ou écrivait, ce qui pour lui était choses égales). Dieu sait pourtant qu’il embrassa, étreignit, serra. Des témoignages (autorisés, naturellement) affirmaient qu’il y excellait. Mais c’est le propre des enfants, après tout. Que de goûter à la vie sans savoir que du même coup ils goûtent à la mort. Mourir heureux. Voilà ce qui importe.

  3. Dieppe

    encore le dernier reflux
    le galet mort
    le demi-tour puis les pas
    vers les vieilles lumières

    Beckett

    qui me manque ici

  4. Yves

    Pour bien connaître Angèle et Terres de femmes, Beckett bien au contraire très présent, mais entre les lignes. Troublant ce choix de Dieppe (en réponse à Morand), à deux pas du manoir d’Ango et du Clos des Sansonnets (là où Miro peignit ses premières Constellations) et de la tombe de Braque et d’Albert Roussel, à Varengeville… Pour Angèle et moi-même, un amer, dont Breton disait : « un lieu où souffle l’esprit ».

  5. « Je t’aime
    je t’aime buissons îles baisers jaunes fruits oui
    je t’aime boule verte fleurs colonnes déserts
    je t’aime de plus en plus c’est toi verte boule gradins
    pyramides les yeux toujours une boule de fleurs roule
    parmi les images une pluie d’images tombe parmi les
    yeux chemin rouge images vallées cheveux
    …rouge…
    …la crise fermente autour de nous…
    je t’aime »

    Michel Butor, « La galerie des cartes amoureuses » in Avant-goût, Éditions Ubacs, 1984, page 106

  6. Marielle

    Quand on fixe une heure à une femme, c’est sans y croire, c’est plutôt une heure qu’on se fixe à soi-même : on se dit qu’on n’aura à souffrir qu’à partir de ce moment-là. Voilà la vertu consolatrice du rendez-vous, du rendez-vous auquel elles ne se rendent pas.

    Paul Morand, L’Homme pressé, Livre de Poche, 1990, page 173.

  7. Merci, Marielle, pour ce petit clin d’oeil très féminin !

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